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lepetitjournal.com 20.06.2014

THE SO LAME MUSIC SHOW – « L’art, c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art »

 

De la musique, du chant, du théâtre, le tout mixé dans un show hilarant, sans complexe et parfois très déjanté. Bienvenus dans le The So lame music show, créé de toute pièce par Solène Garnier, artiste (presque) entièrement autodidacte et qui se produit aussi bien en solo que dans des collectifs. Rencontrée cette semaine, elle a accepté d’en dévoiler un peu plus sur elle au Petit Journal de Berlin.

 

Une performance. Aucun autre mot ne peut aussi bien décrire le spectacle proposé par Solène Garnier, aussi bien musicienne que chanteuse ou encore comédienne. Une touche à tout qui ne cesse de vouloir ouvrir encore plus ses horizons. “J ‘adore des styles très opposés, de la diva au jazz mais aussi de la musique expérimentale, ou encore la musique du monde, du coup, c’est assez difficile de mettre un mot sur ma musique“, explique Solène. Et de citer Federico Garcia Lorca lors d’une conférence à New York en1930 :“Manuel Torres, grand artiste du peuple Andalou (…) eut ce mot splendide : “Tout ce qui a du son noir a du son duende ” (…) Ces sons noirs sont le mystère, les racines qui s’enfoncent dans le limon que nous connaissons tous, que nous ignorons tous, mais d’où nous parvient ce qui est la substance de l’art.”

 


Et lorsque l’on lui demande de se définir elle-même, la réponse n’est là aussi pas si simple : “A singer/song writer… en fait lorsque l’on me demande ce que je fais, je ne vois pas trop quoi répondre car, même dans la compagnie dans laquelle je travaille, on fait des marionnettes mais aussi un peu de tout, confie la jeune Française originaire de Paris, parfois j’ai des complexes à ce sujet et essaye de faire des concerts uniquement de musique mais en réalité je m’amuse qu’en mélangeant les styles et les genres”, dit-elle en riant.

Aussi pétillante et naturelle dans la vie que sur scène, pour Solène, la prestation artistique ne se limite pas à un domaine précis, mais se compose d’un mélange de différents arts, une conception, selon elle, plus en phase avec la réalité. “Pour moi, juste une pièce comique ou dramatique, juste un concert, c’est ça qui est bizarre car trop unidirectionnel et la vie n’est comme ça, elle est plutôt faite de contradictions”, confie-t-elle. Et de poursuive : “L’art et la vie doivent dialoguer en permanence et il ne faut ne surtout pas les séparer, avant de se rappeler une citation : “L’art, c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art”. Une définition qu’elle applique à son spectacle à la fois trash et soigné, délirant et musical, dans lequel on peut passer de la musique électro, punk, déjanté à un magnifique chant a cappella.

 

 

Un show unique et original
Le dernier show de Solène s’est déroulé lors de la projection de la série Bref, les Français de Berlin réalisée de jeunes français (https://www.youtube.com/watch?v=K2LmP_E-1l4&feature=youtu.be) et, auquel le Petit Journal de Berlin a assisté. Une belle découverte !
Après avoir attiré la foule de l’extérieur vers l’intérieur à l’aide de sa voix hypnotisante et du son émanent de son jeu de pandeiro, c’est déguisé en banane que l’artiste refait son apparition sur la petite scène d’une des salles de la Theater Haus de Mitte. L’attention du public est gagnée, le show peut commencer ! En interaction constante avec les spectateurs qui deviennent eux-mêmes acteurs de la prestation, Solène laisse totalement l’inspiration de l’instant s’exprimer.“Des fois, je m’en rends pas toujours compte, mais je vais peut-être trop loin…une fois je me suis même roulée une pelle avec une spectatrice d’une cinquantaine d’année”, se rappelle Solène le sourire aux lèvres.

 

Ainsi lorsqu’une des personnes du public parle à haute voix pendant une des chansons de Solène, l’interpellation ne se fait pas attendre. “Et les deux au font là bas qui parlent de fellations !”,  lance-t-elle d’un ton teinté d’humour noir. Cette même personne sera ensuite invitée à participer à une prestation intitulée “the story of the soul”. Le public est hilare ! Mais derrière cette performance aux allures délirantes et aux interventions directes de l’artiste à l’attention du public, chaque morceau renvoie à un message qu’il soit politique ou/et social. “Mes deux thèmes récurrents sont le sexe et la mort”, explique Solène d’un ton des plus naturels. Ainsi pour parler de la condition des femmes dans laquelle certaines femmes s’enferment elles-mêmes, elle parle du “viol de lui-même par lui-même”. Des mots et des thèmes encore tabous qui ne semblent pas freiner la jeune femme de 30 ans. Un coup de chaud ? Pourquoi pas se mettre nu ? C’est que la Française fait sans complexe. “En réalité, c’est quelque chose que je fais assez souvent. Quand j’ai chaud, je me mets torse nue comme les hommes, se marre Solène, mais on est à Berlin et le rapport à la nudité est beaucoup plus décomplexé qu’en France”. Et c’est très certainement cette liberté d’actions et d’expressions qui rendent le show aussi original et intéressant.

Intéressant également, si ce n’est encore plus, pour ses multiples talents. Solène jongle avec les instruments comme elle joue avec sa voie et s’exprime avec son corps. “Tant que je n’ai pas essayé un instrument, je ne peux pas le comprendre  et comme je suis fan d’orchestration, j’aime bien savoir comment les instruments fonctionnent ensemble”, explique Solène. Son petit dernier, la flûte. “On m’a ramené une flûte d’Inde et j’ai vraiment adoré, du coup j’en joue un peu aussi dans le spectacle”, s’amuse la musicienne. Ce dernier instrument complète ainsi la longue liste de ceux qu’elle maîtrise déjà, à des niveaux différents, tels que l’accordéon, son synthé (qu’elle apprend lorsqu’elle joue avec le groupe électro-pop allemand, Nachlader), du pandeiro, du ukulélé, ses compagnons de scène qu’elle n’oublie jamais d’apporter avec elle lors de ses solos.

 

 

De la logique dans le parcours
“J’ai tout d’abord passé un diplôme d’art appliqué en sculpture puis ai obtenu une licence de philosophie à Paris et à Berlin, à la Freie Universität, confie Solène, et, un jour, un ami m’a dit que mon parcours était, en réalité, plus ou moins logique”. De la pratique artistique à la formation de l’esprit, cela résume bien, en effet, l’activité principale de Solène qui se dit avoir toujours été intéressée par le spectacle. Arrivée à Berlin pour un séjour en erasmus, la Parisienne le savait, elle resterait après. “C’est seulement à Berlin que j’ai senti que c’était possible de me lancer dans cette voie, confie Solène, bon après, il faut aussi travailler !”, ajoute-t-elle en rigolant. Une première grande rencontre avec la troupe de comédiens et de marionnettistes de la compagnie berlinoise, Das Helmi, qu’elle rejoindra quelques années plus tard, la décide à entamer une carrière artistique. L’artiste en devenir fait ses gammes avec une batucada brésilienne, appelée Furiosa, avec qui elle joue en parallèle de l’accordéon qu’elle reprend. “J’ai une formation de conservatoire, mais j’étais pas bonne car c’était un rapport aliéné à la musique”, confie Solène. Après avoir participé à des projets “fous” en Europe de l’Est avec la troupe la Faaac, elle expérimente l’art de rue à l’aide de son accordéon dans différents pays, puis rejoint une compagnie de danse contemporaine (oui car Solène danse également!), la Zampa, avec qui l’artiste réalise son premier spectacle. L’ensemble de ces expériences la pousse à la création d’un show en solo sur lequel elle travaille lors de sa réinstallation à Berlin en été 2010. Les premiers titres de The lame music show naissent alors dans les mois, années qui suivront et sont, depuis quelques temps, présentés lors de spectacles dans différents lieux de Berlin, au gré des connaissances de Solène. Les prochaines représentations sont d’ailleurs prévues ce soir au Shoxxxboxxx à 18h, demain à The California Breakfast Slam à 19H pour la fête de la musique et ensuite le 3 juillet à Korsobad à Neukölln.

Et, à côté de ses projets collectifs, notamment avec das Helmi, Solène prépare un nouveau show, cette fois beaucoup plus axé sur la performance théâtrale mais dans lequel la musique aura toute sa place. Le nom reste encore à définir, le personnage principal, lui est déjà très vivant dans la tête de Solène. Elle s’appelle Emma Eisenstein, fût une une ethnologue suisse, que l’artiste a connu dans un grenier de Genève.. …mais ssshut…on vous en parlera dans un prochain article. Car une artiste comme Solène, qui mérite ce nom, on reparlera très certainement à Berlin mais aussi peut être bientôt en France.

 

Anaïs Gontier (www.lepetitjournal.com/Berlin) vendredi 20 juin 2014

 

 

mars attacks ! kritik #5

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Wer braucht sie schon, die Perfektion

Milena Krstic am Donnerstag den 15. Mai 2014

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Nachdem ihn der Job als Pfleger nicht befriedigt hat, ist er herumgereist, hat verschiedene Lebensformen getestet und ist dabei unweigerlich mit Kommunen in Kontakt gekommen. Der Schau- und Puppenspieler Florian Loycke reisst im ausverkauften Tojo-Theater die Geschichte an, wie es zu Das Helmi kam; zu diesem stinkfrechen Schaumstoff-Puppentheater, das mittlerweile auch an den grossen Schauspielhäusern in Deutschland gefragt ist («Mit dem Schaumstoff kam das Geld», O-Ton Florian Loycke).

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Und jetzt ist er wieder in einer Kommune gelandet, nun, da sich Das Helmi undHORA, das berühmteste professionelle Theater mit Menschen mit geistiger Behinderung, für eine Produktion zusammengeschlossen haben. «Mars Attacks!» heisst das Stück und klar sind da grüne galaktische Gruselgestalten aus Schaumstoff zu sehen. Aber auch Tabus werden gebrochen (drei der Schauspieler mit Behinderung gebären ein Marsmenschlein, das ihnen danach wieder weggenommen wird. Oder ist das etwa kein Tabubruch?), Tanz- und Singeinlagen vollführt. Wunderschön die Szene, in der ein Plastiksack mit Hilfe der Heissluft eines Föhns zu einem schwebenden Embryo wird. Und sehr kommunenmässig, als sich die Schauspieler gegenseitig mit grüner Farbe beschmieren. Diese Sinnlichkeit, diese Intimität! Aber: Weshalb wird aus dem Präsidenten plötzlich eine Taube? Und was hat Beatrice Egli da zu suchen? Piepegal, wenn der grüne Faden verloren geht. Es ist wirklich scheissegal. Weil hey, bei dieser Intension … Wer braucht sie schon, die Perfektion.

Auch die zweite «Mars Attacks!»-Vorstellung von heute Abend ist ausverkauft. 

 

mars attacks ! kritik #4

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Rauschendes Fest in der Marsmännchen-Kommune

Zürich, Rote Fabrik – Da haben sich zwei gar nie richtig gesucht und doch gefunden: das Zürcher Behindertentheater Hora und die Berliner Anti-Puppentheater-Formation Helmi. «Mars Attacks!» heisst das gemeinsame Projekt von Florian Loycke, Cora Frost, Dasniya Sommer und Solène Garnier sowie sieben behinderten Künstlerinnen und Künstlern. Es ist die glückliche Vermählung zweier eigenwilliger Theatergruppen, ein rauschendes Fest der fein choreo grafierten Anarchie. 

Dabei war alles ein bisschen anders geplant: Auf der Grundlage von Tim Burtons Science-Fiction-Satirefilm «Mars Attacks!» sollten die Schauspieler und Schauspielerinnen des Theaters Hora die Rollen der Ausserirdischen übernehmen. Es sollte die Antwort sein auf die kritischen Stimmen, die rund ums gefeierte Hora-Stück «Disabled Theater» laut wurden und davon ausgingen, dass die scheinbar hilflosen Behinderten keine Chance hätten, sich gegen Publikums blicke und Theaterkorsett zu wehren. Als Marsmenschen sollten sie zurückschlagen. Aber die Behinderten mochten sich nicht festlegen lassen. Und weil auch hier, wie bei fast allen Helmi-Arbeiten, die kollektive Regie regiert, spielen jetzt eben alle alles.

So beginnt der Abend mit einem Aufstand, dem gefesselten Helmi-Regisseur Florian Loycke und der Forderung der Hora-Darsteller nach einer für sie verständlichen Geschichte. Die folgenden hundert Minuten sind durchzogen von Episoden, die auch sie bewegen, und von wirksamer Ironie, wenn auch nicht der von Tim Burton. So gibt Nikolai Gralak das Schlagersternchen Beatrice Egli, und Tiziana Pagliaro und Matthias Brücker feiern einander als verliebtes Königspaar. Die Geschichte der Marsianer, die mit ihren Laserwaffen die Menschheit niedermähen, existiert lediglich als dünner roter Faden. Manchmal verschwindet er und taucht dann um so heftiger wieder auf: Wenn die Hora-Akteure bewaffnet mit den Helmi-typischen Schaumstofffratzen und zu harten Synthesizer-Beats von Solène Garnier über die Kartonstadt herfallen. Oder Dasniya Sommer sich als toupierter Alien über den Präsidenten (Gianni Blumer) hermacht.

Bald ist nicht mehr so klar, wer auf welcher Seite steht. Es ist eine Art grüner Virus, der sich im Laufe des Abends auf der Bühne ausbreitet und die Darstellenden vereint, statt sie in Gut und Böse, gesund und krank zu trennen. Bald zeigen die Helmis und Horas auf ihre Weise den Voyeurismus-Kritikern den Stinkefinger, knuddeln und bemalen sich, nackt bis auf die Unterhosen, gegenseitig mit grüner Farbe, während auf der Leinwand im Hintergrund die Erde vorbeizieht. Eine kleine, glückliche Marsmännchen-Kommune, ein Hort der Andersdenkenden jenseits von Vorurteilen und Berührungsängsten. Auch die auf der Erde sind schon angesteckt, und Männer wie Frauen gebären grüne Schaumstoffbabys. Schonungslos lassen sich die Helmi-Künstler auf ihre Mitspieler ein und bringen mit viel Helmi-obligatorischer Livemusik und dezenter Führung die Talente ihrer behinderten Kollegen zum Vorschein. – Als das Virus gegen Ende des Abends in Form von giftgrünen Puddingportionen das Publikum erreicht, sind wir denen auf der Bühne längst verfallen.
Isabel Hemmel
Bis 11. Mai

mars attacks ! kritik #3

000_2127foto : Frances d’Ath

«Mars Attacks!»: Wenn die Phantasie zuschlägt

Behindertentheater trifft Puppentheaterkollektiv: Das Zürcher Theater Hora und die Berliner Performancegruppe «Das Helmi» spannen zusammen für eine schräge, berührende Produktion und zeigen, was alles möglich ist, wenn man sich traut.

Das Naheliegende wurde zum Glück nicht realisiert: Hier die Marsmenschen, die in Tim Burtons schriller Science-Fiction-Komödie die Welt zerstören, und dort die Erdmenschen, die in hilflosen diplomatischen Verrenkungen dies zu verhindern suchen. Eindeutige Zuordnungen haben im neusten theatralen Wurf des Theater Hora nichts verloren.

Theaterredaktorin Dagmar Walser über «Mars Attacks!»

Sowieso ist das Gemeinschaftswerk vom Theater Hora und «Das Helmi» keine simple Übertragung des Films auf die Bühne. Vielmehr übernehmen die beiden Gruppen lediglich ein paar Motive daraus. Sie nutzen den Film als Sprungbrett, um frei und spielerisch die eigenen Geschichten zu erzählen.

Nach dem Quantensprung

Die letzte Produktion des Theater Hora war eine Zusammenarbeit mit dem französischen Choreographen Jerome Bel. «Disabled Theatre» war eine streng strukturierte Inszenierung, die gerade durch das enge, autoritäre Regiekonzept die Performerqualiäten der Hora-Spielerinnen eindrücklich zum Ausdruck brachte. Die Produktion wurde vielfach ausgezeichnet, weltweit gezeigt und bedeutete für das Theater Hora wie für das Genre Behindertentheater einen Quantensprung.

Wenn sich das Theater Hora nun für die neuste Produktion mit dem Berliner Puppenkollektiv zusammentut, ist das ästhetisch ein Richtungswechsel um 180 Grad. «Das Helmi» nämlich hat sich einen Namen gemacht für ein Trash-Theater mit selbstgebastelten Schaumstoffpuppen. Ein Theater, das vom Improvisierten, Unvollständigen und bewusst Dilettantischen lebt.

Ungebändigte Spiellust

Es ist ein beglückendes Zusammentreffen, das unbändige archaische Energie freizusetzten scheint. Denn anstatt die Welt zu zerstören, wird sie im Theaterstück «Mars Attacks!» neu erschaffen. Da darf geträumt werden, was das Zeug hält. Da werden auch Männer schwanger und die Babies, die zur Welt kommen, sind ein grünes Schaumstoffetwas – der Mars lässt grüssen.

«Was wäre, wenn…» scheinen sich die Macher als Leitplanke aufgestellt zu haben: Wenn alles, was einem einfällt, möglich wäre. Wenn die Unterscheidung zwischen den Geschlechtern, zwischen Behinderten und Nicht-Behinderten, zwischen Traum und Wirklichkeit, Adaption und Erfindung gar nicht (mehr) wesentlich sind?

Keine Angst vor grossen Gefühlen und Albernheiten

Träumen hilft. Auch dieser Satz könnte auf einem Wegweiser durch das so chaotische wie inspirierende Bühnengeschehen stehen. Indem sich die Performer spielerisch alles erlauben, trotzen sie der grünen Invasion eine Utopie von einer besseren Welt ab.

Dabei wird nicht so getan, als wären alle gleich und als könnten die Liebe oder die Phantasie alle Grenzziehungen ausradieren. Im gemeinsamen Spiel aber fordern sich die Horas und die Helmis gegenseitig derart heraus, dass sie sich dabei übertreffen. Und schaffen es so, uns an ihren alternativen Gesellschaftsentwürfen teilhaben zu lassen, die manchmal ganz zart und brüchig daherkommen und dann wieder laut und krachend. Zum Glück, für die Gesellschaft wie das Theater.

 

MARS ATTACKS ! NACHTKRITIK.DE

Mars attacks! – Ein Science-Fiction-Projekt von Theater Hora, Das Helmi und dem Fabriktheater Züricham Das Helmi und das Theater Hora

Lass mich den Alien auch noch spielen

von Julia Stephan

Zürich, 5. Mai 2014. In der Science-Fiction-Komödie “Mars Attacks!” vollführt die US-Regierung vor einer Armada kriegsgeiler Marsmenschen, die die Erde umzingelt hält, ein wahrhaft außerirdisches Diplomatentheater: Noch bevor der erste Alien seinen Fuß auf die Erde gesetzt hat, reichen Politiker den Fremden in Fernsehansprachen staatsmännisch die Hand zum Dialog, sehen Wissenschaftler im grünen Männchen bereits den besseren Menschen und orientierungslose Esoteriker den Überbringer einer Heilsbotschaft. Doch die Männer vom Mars haben eigene Pläne: Sie wollen töten. Nur will das auf der Erde niemand so richtig wahrhaben.

Die Message, die der amerikanische Regisseur Tim Burton in seiner schwarzhumorigen Satire aus dem Jahr 1996 an allen Gesellschaftsgruppen durchexerziert, ist überdeutlich: Für Sehnsüchte gibt es keine bessere Projektionsfläche als das Fremde.

Gesteigertes Interesse

Viele Theater, deren Ensembles sich aus geistig behinderten Schauspielern zusammensetzen, sehen sich derzeit mit einem ähnlich geballten Öffentlichkeitsinteresse konfrontiert. Seit das Zürcher Theater Hora am Berliner Theatertreffen 2013 für sein mit dem französischen Starchoreografen Jérôme Bel erarbeitetes Stück Disabled Theater ausgezeichnet wurde – und der Alfred-Kerr-Preis für das Ensemblemitglied Julia Häusermann gleich noch einen draufsetzte – diskutiert man sich am Theater von und mit geistig behinderten Schauspielern den Mund fusselig.

Diese öffentliche Beachtung kann schnell in Verklärung abdriften. Leider. Ziemlich schlau also vom Zürcher Hora-Theater, sich für die Zusammenarbeit mit dem trashigen Berliner Puppentheater Helmi bei Tim Burton zu bedienen. Der Vergleich mit dem Marsmensch hinkt mitnichten: Im Theaterbetrieb werden Schauspieler mit Behinderung auch nach Bel vor allem als extraterritoriales Phänomen wahrgenommen. Ausschließlich für ihre schauspielerische Leistung anerkannt werden sie selten.

Mars2 560 FrancesdAth xWer spielt die Guten? Wer spielt die Bösen? Wer heimst die Sympathie ein? Wer Abscheu?
© Frances d’Ath

Weg mit der Regieidee!

Am Premierenabend im Zürcher Fabriktheater kam’s dann zu Beginn erst einmal zu einer kleinen Revolution: Von der klaren Rollentrennung in böse und verblendet – die Horas sollten die Marsmenschen spielen, die Helmis die Erdenbewohner – hatten die Hora-Ensemblemitglieder schon während der Proben die Schnauze voll gehabt. Schließlich sind Aliens keine Sympathieträger. Deshalb schoben sie Helmi-Mann Florian Loycke, gefesselt und geknebelt, als Symbol für ihre Selbstermächtigung auf die Bühne. Weg mit der Regieidee! Danach war das Kräfteverhältnis am Premierenabend, der mit einer von allem Bibel-Pathos entrümpelten Genesis begann – geklärt, und der Groove zwischen den sieben Hora-Schauspielern und den Helmis – die Alienrolle wurde demokratisch unter allen aufgeteilt – stimmte.

Einend wirkte – wie schon bei Jérôme Bel – die Musik, deren Rhythmus die behinderten Schauspieler mit ihren Körpern so unmittelbar aufnahmen, dass es einen umhaute. Während die Horas als Marsmenschen die Hochhäuser hinunterfausteten, haute der tieffrequentierte Beat von Solène Garnier voll in die Magengrube. Wer ältere Arbeiten des Hora-Theaters gesehen hat, musste anerkennen: Seit Jérôme Bels “Disabled Theater” hat sich das Ausdrucksspektrum vieler Ensembleschauspieler – etwa das von Matthias Brücker und Gianni Blumer – massiv erweitert.

Mars3 560 FrancesdAth xSchmachten, kuscheln, nötigen. © Frances d’Ath

Beide Lager übertrafen sich mit durchgeknallten Einfällen, die sich an Burtons Marsfilm anlehnten, oft aber auch von einem ganz anderen Planeten kamen. Statt Gräben zwischen Mensch und Alien aufzuwerfen, oder zwischen behindert und nicht behindert, schütteten die Gruppen den nicht minder brisanten Gender-Graben zu. In der verkehrten Welt von “Mars Attacks!” schmachtete Hora-Schauspieler Nikolai Grahak im blassrosa Hängerchen als Schweizer DSDS-Schlagersternchen Beatrice Egli vom brennenden Herz, brachten Männer knuffige grüne Helmie-Alienpuppen zur Welt, und nötigte Dasnyia Sommer die männlichen Hora-Schauspieler als maskiertes Killer-Alien mit schulterfreiem Seidenkleid und blondem Haarturm. Florian Loycke kuschelte mit Hora-Mann-Matthias Brücker. Die raubeinige Sängerin und Schauspielerin Cora Frost intervenierte: “Schwult hier nicht rum!”

Ist’s Ironie? Ist’s ernste Haltung?

So herrlich ironisch können Schauspieler mit Behinderung also sein! Oder war Grahaks Egli-Parodie etwa doch eine ernst gemeinte Liebeserklärung an die Sängerin? Dass man bei behinderten Schauspielern nie entscheiden kann, ob die Ironie eine Haltung ist, oder ihnen als Rolle aufgepfropft wurde – damit spielt dieser Abend ebenso schillernd wie seine Filmvorlage.

Am besten wusste Julia Häusermann diese Uneindeutigkeit für sich zu nutzen: Eben noch vergoss sie rührselig Tränen über den Kriegstoten. Doch als Florian Loycke ihr einen Kaffee anbietet, lässt sie vom Trauern auch ebenso schnell wieder ab. Erst jetzt fühlt man sich vage an Burtons Alien erinnert, der beim pathetisch vorgetragenen Friedensangebot des US-Präsidenten Krokodilstränen kullern lässt – und den Würdenträger dann niederstreckt – der wunderbaren Julia Häusermann sind wir in diesem Moment ebenso blind auf den Leim gegangen.

 

Mars Attacks!
Frei nach dem gleichnamigen Film von Tim Burton
Choreografie, Regie, Bühne, Puppen, Musik: alle, Einrichtung: Florian Loycke, Cora Frost, Tanztraining und Development: Dasnyia Sommer, Sound System: Solène Garnier, Puppen(bau)training: Florian Loyke, künstlerische Mitarbeit: Nele Jahnke, Michael Elber, Bühne und Licht: Burkhart Ellinghaus, Produktion: Theater HORA, Produktionsleitung: Ketty Ghnassia.
Mit: Remo Beuggert, Gianni Blumer, Matthias Brücker, Cora Frost, Solène Garnier, Nikolai Gralak, Matthias Grandjean, Julia Häusermann, Florian Loycke, Tiziana Pagliaro, Dasnyia Sommer.
Eine Zusammenarbeit zwischen dem Theater Hora, Zürich, und dem Helmi Puppentheater, Berlin.
Dauer: 1 Stunde 40 Minuten, keine Pause

www.hora.ch
www.rotefabrik.ch

 

mars attacks ! kritik watson.ch

TRAUM-THEATER

Hier erfahren Sie die ganze Wahrheit über Beatrice Egli: Sie stammt von Aliens ab!

Das Zürcher Theater Hora ist das berühmteste Behindertentheater der Welt – und einer der begehrtesten Schweizer Kulturexporte. Auch das neue Stück «Mars Attacks! »wird daran nichts ändern.

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Es war einer der schönsten Abende, den sich das Theater Hora für seinen lustvollen Weltuntergang gewählt hatte, Zürich schimmerte in den Abend hinein, der Himmel spannte sich blassblau über den See wie ein Ballkleid von Grace Kelly, die Saffa-Insel lag darin wie ein Smaragd, und die Rote Fabrik war wieder einmal einer der angenehmsten Orte der Stadt. Und dann brach dieses ganze Idyll in sich zusammen: Wolken fielen vom Himmel, Kühe brannten, die Nachtigall sang bei Tag, es war überhaupt ein Riesengetöse, und das Theater Hora knebelte und fesselte einen Berliner Kollegen, röstete ihn auf glühenden Kohlen und kitzelte ihn fast zu Tode.

Der Berliner kam vom Schaumstoffpuppen-Theater Helmi, gemeinsam mit seiner in Berlin bekannten Kollegin, der Performerin Cora Frost, und zwei weiteren ganz gewöhnlichen Menschen. Die Horas kamen wie immer aus Zürich und ihre Superstars sind Julia Häusermann, Matthias Brücker oder das Männer-Model Matthias Grandjean.

Hosen runterlassen und Männer schwängern

Das Behindertentheater Hora gibt es nun schon seit 21 Jahren, es tourt durch die Schweiz und seit einigen Jahren auch durch die Welt, es war schon in Deutschland, Belgien, Südkorea und vielen andern Ländern,Singapur steht auf dem Plan, und letztes Jahr wurde seine Produktion «Disabled Theater» als eine der zehn besten Inszenierungen aus dem deutschsprachigen Raum ans Berliner Theatertreffen eingeladen. Und Julia Häusermann gewann den Preis für das beste Schauspiel. Der normalerweise an Leute wie August Diehl, Fabian Hinrichs oder Fritzi Haberlandt geht. Normalerweise. Aber Julia Häusermann war einfach besser. Eben ausserirdisch gut.

Und genau darum geht es auch jetzt in «Mars Attacks!» nach dem Comic der 50er- und dem Tim-Burton-Film der 90er-Jahre: Um die banalen Begrenzungen des Normalmenschlichen und um eine Invasion von ultrafrechen und selbstverständlich mit allerlei Superkräften versehenen Marsianern. Eine Superkraft ist, die Menschen so zu verhexen, dass sie gar nicht anders können, als die Hosen herunterzulassen. Oder Frauen und Männer zu schwängern. Was wiederum zu aussergewöhnlichen Alien-Geburten führt, die aussehen wie ein grüner E.T.-Kopf auf einem Stummel oder wie ein Haufen grüner Spaghetti.

Es kommt! Es kommt! Herr und Frau Egli (Matthias Brücker und Julia Häusermann), beide kurz vor der Niederkunft.bild: frances d’ath

Die fehlerhaftesten dieser Geburten entschlüpfen einem Herrn und einer Frau Egli (diese ist im Akt der Schwängerung gerade noch der amerikanische Präsident gewesen), werden von Tom Jones abgeholt und sollen eine Gesangskarriere machen. «Mein Herz, es brennt» von Beatrice Egli gabs kurz davor noch in einer äusserst wohlklingenden Latino-Variante zu hören.

Es gibt also viel kreatives Chaos, viel Musik, viel Tanz und obwohl Cora Frost einen allzu virtuosen Kollegen von Hora einmal mahnt, dass Theater «kein Egotrip» sein dürfe, ist es natürlich genau das. Die Berliner sind nur Handlanger der Zürcher – sie machen das allerdings wunderbar, vor allem bei der musikalischen Unterstützung und mit ihren Schaumgummi-Accessoires –, aber anders dürfte es auch gar nicht sein. Schliesslich sind die Horas Helden und ihnen gebührt Verehrung.

Auch eine zauberhafte Massenorgie wird gefeiert, fast alle sind fast ganz nackt dabei, bemalen sich mit grüner Schlammfarbe und spielen mit Folien. Ein Bacchanal im Märchenwald. Eine dieser seltenen Theater-Sequenzen, die so fein gespielt und so geschickt inszeniert sind, dass man nicht mehr weiss, ob man noch wach ist oder schon in einen Traum entglitten.

Orgie im Zauberwald. bild: frances d’ath

Und über allem, über der Lust, der Körperlichkeit, der Komik und dem gnadenlosen Anarchismus dieses Abends ist es plötzlich, als hätte da einer eine Invasion aus seinem ganz eigenen Jenseits vollzogen und seine Hand mit im Spiel gehabt, einer, mit dem man so gar nicht gerechnet hat. Denn was die Horas mit den Berlinern zusammen machen, das hat eine Kraft, die enorm an jenen Meisterbefreier des Theaters erinnert, an jenen liebevollen Entfesselungskönig, an Christoph Schlingensief nämlich. Reinkarniert im Theater Hora. Wenn das kein sehenswertes Wunder ist. Und spätestens da muss man ganz einfach an Ausserirdische glauben.

Theater Hora mit «Mars Attacks!»

«Mars Attacks!» gibt es noch vom 7. bis zum 11. Mai, jeweils um 20 Uhr im Fabriktheater der Roten Fabrik zu sehen. Sowie am 14. und 15. Mai im Berner Tojo Theater.

 

mars attcks ! vorschau im NZZ

Von wegen ausserirdisch!

Katja Baigger Freitag, 2. Mai 2014, 09:14

Am Montag feiert das Stück «Mars Attacks!» der Theatergruppen Helmi und Hora Premiere. Die Idee der Leitung, die behinderten Schauspieler sollten als Marsmenschen zurückschlagen, wurde wieder verworfen.

«Wir wollen keinen Chef!», skandieren die sieben Schauspieler des Zürcher Behindertentheaters Hora. Sie tragen Transparente und schieben den an einen Wagen gefesselten Florian Loycke auf die Bühne des Zürcher Fabriktheaters. Wir befinden uns in einer Probe von «Mars Attacks!», einer Gemeinschaftsproduktion des Helmi und des Hora. Die beiden Gruppen erarbeiten einen Bilderbogen frei nach der gleichnamigen «Independence Day»-Parodie von Tim Burton. Dabei wird der Science-Fiction-Klassiker dekonstruiert, in dem Marsmenschen in fliegenden Untertassen die Menschen mit Laserwaffen niedermähen und die Erde erobern.

«Das ist keine Geschichte»

Während der Mitbegründer des Berliner Puppenkollektivs «Das Helmi» hilflos zappelt, ruft Remo Beugger: «Das ist doch keine Geschichte. Wir wollen aber eine, die wir verstehen!» «Herr der Ringe» sei eine, «aber das da?» Seine Kolleginnen und Kollegen, die meisten von ihnen haben ein Down-Syndrom, stimmen ein in das Klagelied. Bis der Professor «Vernunft» mit seinem Diener «Verstand» auftritt und die verspielten Theaterleute barsch zurechtweist.

Tim Burtons ironisches Meisterwerk haben die Hora-Schauspieler zwei-, dreimal gesehen. Die einen waren begeistert, die anderen verstanden die Ironie nicht, wieder andere fanden diese surreale Vision über das Ende der Menschheit albtraumhaft. So wirkt die entstandene Arbeit nun auf Cora Frost, auch sie ein Helmi-Mitglied. Das bedeute für sie Ästhetik, erzählt die Sängerin und Schauspielerin bei einem Kaffee im «Ziegel oh Lac». «Die Zuschauer erwarten Figuren und Themen, die sie einordnen können. Sobald etwas in eine Schablone passt, gefällt es ihnen. Es wird für sie konsumierbar. Wir wollen Schönheit herstellen über ungewöhnliche Wege. Man mag dies Trash-Kunst nennen.»

Auch Florian Loycke sitzt am Tisch und erwähnt diesen «Aufstand». Loycke interessiert nicht nur die Reflexion im Theater über das Theater. Ihm geht es auch um das Hinterfragen der Autorität des Regisseurs. Obwohl er während der Proben vor der Premiere am Montag als dominierender Ideengeber zu identifizieren ist, beteuert er zunächst, die Inszenierung sei im Kollektiv entstanden. Jeder habe Einfälle eingebracht. So etwa imitiert Nikolai Gralak die Schlagersängerin Beatrice Egli. Doch auch anarchisches Trash-Theater benötigt einen Taktgeber. So räumt Loycke ein, Stücke entstünden dialektisch. Er habe Regie gemacht, Cora Frost Gegenregie.

Auf diese Weise kam ihnen die Idee des «Aufstands». Die inszenierte Auflehnung der jungen Künstler verweist auf die Arbeit «Disabled Theater» mit Choreograf Jérôme Bel, der laut Hora-Gründer Michael Elber einem Kontrollfreak ähnelte. Jetzt, in der Zusammenarbeit mit dem antiautoritären Helmi, können sie das verarbeiten.

Den Blicken ausgesetzt?

Die Idee, «Mars Attacks!» zu inszenieren, hatte der Dramaturg Marcel Bugiel, welcher mit Elber das im Juni im Verlag Theater der Zeit erscheinende Hora-Buch herausgibt (siehe Kasten). Elber und Bugiel gingen beim Konzept von einer häufig geäusserten Publikumsmeinung aus, dass die angeblich hilflosen Darsteller in «Disabled Theater» den Blicken der Zuschauer ausgesetzt wurden und keine Chance hatten, zurückzuschlagen. «Wir dachten, wenn wir sie als bösartige Marsianer besetzen, gäben wir ihnen die Möglichkeit, schonungslos zurückzuschlagen und alles niederzumähen, was ihnen im Wege steht», erklärt Elber und fügt freimütig an: «Dank diesem Konzept haben wir Subventionen erhalten.» 100 000 Franken wurden dem Hora zugesprochen. Das ist vergleichbar viel.

Doch von wegen ausserirdisch! Die Hora-Mitglieder wünschten sich, nicht ausschliesslich Marsmenschen verkörpern zu müssen. Den Helmi-Leuten hingegen, die Elber von Festivals kennt und die immer wieder mit Menschen mit Behinderung gearbeitet haben, gefiel das: «Wir sind ein bisschen ausserirdisch», so Loycke. So wurde die ursprüngliche Idee während der kurzen, fünfwöchigen Probezeit verworfen, taucht aber bisweilen wieder auf, etwa wenn Remo Beuggert, Gianni Blumer, Matthias Grandjean, Nikolai Gralak und Tiziana Pagliaro die trashigen Marsmenschen-Puppen leiten, wenn sie die Stadt niedermähen. Anrührend ist die Szene, in der Julia Häusermann die Toten beweint. «Du kannst hier nicht bleiben», meint der Bestatter, gespielt von Loycke, und legt den Arm um sie. Umschlungen gehen die beiden ab.

Zürich, Fabriktheater. Premiere am 5. Mai. Weitere Vorstellungen 7. bis 11 Mai, jeweils 20 h.